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Entrez dans la danse #1 : Flamenco

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Période dense en danse (…) avec notamment le très beau spectacle de Flamenco Carmen, adapté de l’œuvre de Prosper Mérimée par Antonio Gadès et Carlos Saura, actuellement à l’affiche au théâtre de Chaillot.

Sans être une fan absolue de flamenco (dont c’était d’ailleurs la première représentation « live » à laquelle j’assistais), j’ai vraiment aimé ce spectacle, son rythme, ses tableaux, sa musique (qui allie des airs de flamenco interprétés par des musiciens sur scène et des airs de l’opéra de Bizet), ses danseurs… Je me suis sentie emportée au cœur de l’Espagne au rythme des guitares, des claquettes, des castagnettes, des claquements de doigts et des froufrous des jupes. J’ai admiré le talent des danseurs, leur énergie et leur grâce. J’ai vibré pour l’histoire d’amour de Carmen (même si, ne connaissant rien de l’œuvre originale, j’ai parfois eu du mal à en suivre les rebondissements). J’ai envié les belles chaussures des danseuses (notamment une magnifique paire de babies vertes). Finalement, j’ai applaudi à tout rompre ce beau ballet de flamenco.

 

Deux mots sur ce ballet, par Philippe Noisette :

 » On peut, à l’heure actuelle encore, mesurer à quel point l’apport d’Antonio Gadès à la danse espagnole en général, et au flamenco en particulier, est immense. Gadès, prodige de la région d’Alicante qui, dans les années 50, commence une carrière d’exception, fascinera aussi bien les intellectuels catalans, de Joan Miró à Antoni Tàpies, que les experts en ballet. L’interprète finira par se révéler enfin chorégraphe : Noces de sang ou L’Amour sorcier sont des modèles de spectacles flamenco dramatiques où l’histoire sert la danse et vice-versa. D’une certaine façon, Gadès pose les bases d’une nouvelle représentation, débarrassant du folklore le style flamenco.
Carmen, l’héroïne ibérique par excellence, ne pouvait qu’inspirer le maître disparu en juillet 2004. La nouvelle de Prosper Mérimée est le fil conducteur de cette version flamboyante créée en 1983, qui n’a jamais vraiment quitté l’affiche depuis. Et si Antonio Gadès reprend les airs de Georges Bizet, il n’hésite pas à y ajouter des passages chantés de flamenco puro. La tragédie contenue dans l’histoire convient parfaitement à cette danse rageuse qu’est le flamenco.
Dans des tableaux baignés de teintes qui semblent passer de l’ombre à la lumière, Carmen dévoile les facettes de cette femme qui fait tourner la tête des hommes. Elle est moderne avant l’heure, c’est-à-dire libérée du jeu des séductions convenues. Elle en paiera chèrement le prix également. Le Ballet Antonio Gadès, passé le choc de la disparition de son créateur, continue à porter la parole d’un flamenco généreux de par le monde, puisant dans le vivier sans cesse renouvelé d’une nouvelle génération de danseurs habités. Carmen, par la simple évocation du geste, parle encore à notre époque. Pour le vingt-cinquième anniversaire de sa création, Antonio Gadès ne pouvait rêver plus bel hommage. »

 

Du 17 au 27 septembre, au théatre de Chaillot

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Une réflexion sur “Entrez dans la danse #1 : Flamenco

  1. Est-ce-que vous auriez d’autres informations sur la danse du flamenco ?? D’autres informations sur les pas, les caractère …
    Merci de bien vouloir me répondre a mon adresse ci dessus, Merci d’avance !