Toute Petite

Swan Lake, s’il fallait n’en voir qu’un cette année

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Swan Lake Dada Masilo

J’ai été complètement émerveillée, enthousiasmée, impressionnée par le Lac des Cygnes de Dada Masilo au théâtre du Rond Point cette semaine. C’est beau, c’est drôle, c’est engagé, c’est tragique aussi, c’est intelligent, c’est maitrisé et à la fois très libre ; c’est 1h en apnée, le sourire aux lèvres devant ces danseurs, leurs mouvements, les plumes et les tutus, les couleurs qui illuminent la scène. C’est le genre de soirée où je me rappelle pourquoi je vis à Paris : pour vivre comme ça des moments hors du temps, pour être embarquée dans un univers et oublier tout le reste.

(je sais bien qu’il n’y a pas qu’à Paris qu’on peut faire ça, mais c’est plutôt simple et accessible ici, pour peu qu’on connaisse un peu ou qu’on soit curieux)

Pour raconter en deux mots, ce ballet est donc une version du Lac des Cygnes de Tchaikovsky, chorégraphiée et revue par une jeune femme sud-africaine (Dada Masilo, très très talentueuse), qui mélange les mouvements de danse classique et de danse africaine, avec des mouvements du bassin et des pieds qui frappent le sol (mes cours de danse sont malheureusement trop loin pour que je pousse plus loin la description), en se moquant un peu des ballets traditionnels et surtout en faisant interpréter le cygne noir par un homme dont le prince tombe amoureux.

Déjà, voilà, le propos, le point de vue et la danse sont très intéressants ; j’ai été aussi captivée par les lumières, le seul décor présent sur scène, très efficace (par moment je regardais plus les ombres que les danseurs). Et puis les costumes : je crois que toutes les filles qui ont fait de la danse, ou pas forcément d’ailleurs, rêvent de tutus… Là les hommes en portent aussi, et tous les danseurs sont coiffés avec une espèce de crête en plume totalement géniale (j’avoue avoir réfléchi comment m’en faire une, mais c’est pas facile à assumer dans la vie de tous les jours).

Je ne vais pas pousser plus loin l’analyse, regardez ce reportage si vous voulez en savoir plus sur la chorégraphe et voir quelques images du ballet. C’est évidemment beaucoup mieux en live, donc si vous avez l’occasion, allez-y : c’est à 18h30 au Rond-Point jusqu’au 6 octobre et ensuite en tournée (les dates sont ).

C’est rare que je partage un tel coup de coeur ici, c’était aussi l’occasion de collectionner quelques jolies images de danse et de ce ballet que j’adore aussi dans sa version classique (j’ai été un petit cygne quand je devais avoir 8 ou 9 ans).

De gauche à droite et de haut en bas : // Swan Lake, Dada Masilo et l’affiche du ballet au Rond Point // Livre dépliant Swan Lake illustré par Ping Zhu // Swan Lake, Dada Masilo //

// Inaluxe // Marie-Claude Pietragalla, chorégraphie de Rudolf Noureev // Critique par la comédie de Clermont // Marcin Ryczek //

// Swan Lake, Dada Masilo // Source pas claire //

Et quand même, pour être tout à fait complète, les autres versions de Swan Lake en ce moment: Dealer et prostituées au Casino de Paris, le ballet national de Chine au Châtelet et le Saint Petersbourg Ballet Theatre à l’Olympia

5 réflexions sur “Swan Lake, s’il fallait n’en voir qu’un cette année

  1. Oh j’adore le Lac des Cygnes! J’ai vu le ballet mais c’était la version originale. Cette version à l’air vraiment top! Bises

  2. Melodie : la version originale est superbe aussi! rien que la musique de toute façon… Dommage je ne crois pas que la troupe passe à Londres, l’an prochain peut etre!

    Justine : il y a des dates en Belgique, si ça te dit!

  3. J’aimerais tellement voir Swan Lake! Cette version a l’air extra… Bisous!

  4. oh tu m’as donné trop envie aurélie, mais je m’y prends trop tard… je vais essayer en banlieue! merci pour cette découverte.